Pour le meilleur et pour le pire : le Scrapbook

Le 7 juillet.
 

francois Le fameux scrapbook. Depuis le début des temps, les clientes se sont mis en tête qu’elles doivent arriver ici avec ce recueil d’images découpées dans les magazines de mariages. À mes premières années dans le métier, j’ai compris l’importance que ce cahier avait pour les mariées et les ai encouragées à me l’amener.

Notons que dans le mot « scrapbook », il y a le mot « scrap ». Certaines arrivent à leur première rencontre armée d’un bulldozer de 300 pages : 30 gâteaux, 60 bouquets de fleurs, 18 nappes et ainsi de suite. À moins de vouloir un mariage de style rococo-tassé, il est impossible de garder plus d’une ou deux inspirations.

Simplicité

Un jour, une cliente, une femme d’affaires débordée, n’a pas de scrapbook. Je lui dis donc de faire ses devoirs, d’éplucher les revues et de revenir. La pauvre fille n’a pas le temps de faire ça; elle ouvre deux ou trois revues qui traînent à la maison, du genre Vogue et Sport Fitness, et découpe quelques pages. Elle me revient la semaine suivante avec ces photos, dont une de Sarah Jessica Parker vêtue de la robe de mariée qu’elle porte dans le film Sex and the City. (On repassera pour ma critique de ce… chef-d’œuvre cinématographique postmoderne.) Une seule image a été suffisante pour imaginer le concept de la réception.  Sans reproduire le décor ou lui faire acheter la même robe, j’ai simplement saisi ses attentes au niveau du glamour. Et j’ai compris que le scrapbook ne servait à rien!

Page blanche

Cette année, avec mes futures mariées, j’ai tenté une nouvelle approche : la page blanche. On laisse le scrapbook dans l’auto et on va se promener dans les salles d’exposition de nos fournisseurs voir ce qui se fait de nouveau!

Cette méthode fonctionne extrêmement bien. Une cliente a eu un flash en voyant des chaises baroques noires, qui sont devenues le point de départ de son décor. Une autre a craqué pour une peau-de-soie taupe pour les nappes. Si elle avait commencé par choisir ses bouquets, elle n’aurait pas pu intégrer ces nappes, qui représentent une masse importante de tissu et de couleur.

Le scrapbook amène des attentes gigantesques, qui seront inévitablement déçues, et très dangereuses au niveau des coûts : reproduire le décor de la photo, ça demande un budget! Mesdames, laissez vos scrapbooks à la maternelle : il en va de l’unité esthétique de votre réception, et de ma paix d’esprit aussi.

 

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  1. A wonderful job. Super heflpul information.