Pour le meilleur et pour le pire : les animaux dans les mariages

Le 14 juillet.
 

francoisLes chiens

Un couple prévoyait intégrer à sa cérémonie de mariage une petite bête blanche, frisée, de nature jappeuse. Je ne connais pas la race de la bête, mais c’était un chien, ça j’en suis certain. Appelons-le Puppy.

La veille du mariage, Puppy, qui devait descendre l’allée avec les mariés, se faisait toiletter. Sitôt sorti du salon, il a pris la poudre d’escampette pour aller se refaire une beauté… dans le ruisseau derrière la maison. Affolée, la famille a relavé le chien à la maison en tentant de reproduire un brushing de maître. Évidemment, le lendemain matin, le chien est retourné se baigner et, pas présentable, n’a pas pu participer au mariage. Puppy n’a pappu participer au mariage.

De grâce, les chiens : hors des mariages.

Voilà pour les canins. Je ne crois qu’il faille davantage d’explications concernant ma recommandation, mais si vous insistez, j’ajouterai simplement les trois B : bave, bouette et besoins.

Les papillons

Les mariés sortiront sur le parvis de l’église et, avec les invités,  laisseront s’envoler des papillons dans le ciel. L’idée plaît aux romantiques. C’est faisable et la technique est simple : les fournisseurs mettent l’insecte dans une petite boîte cartonnée. Les invités ont chacun leur boîte et, tous ensemble, retireront les rabats pour laisser s’envoler le papillon.

Anecdote (je sais que vous aimez ça) : un mariage au Marché Bonsecours, dans le Vieux-Montréal. En sortant de la cérémonie, chaque couple recevait sa boîte contenant un monarque. Dehors, devant le Marché, deux gros autobus de Chinois sont stationnés. Devant l’attraction que nous présentions, les touristes sont sortis.

Pour conserver ainsi les papillons, il faut les réfrigérer. Or, il arrive qu’ils ne soient pas complètement réveillés au moment de leur libération.

Attroupés devant les Chinois, à mon signal, chacun ouvre sa boîte. Les papillons encore gelés agitent une petite aile… l’autre petite aile… tentent un envol… et dans une trajectoire incontrôlée se mettent à foncer partout. Surpris, les gens s’agitent et soudain, je me retrouve avec 150 personnes horrifiées avec des papillons dans le visage et dans le décolleté qui hurlent : « AAAH! AAAAAAAAHHHH! »

Voyant les Chinois hébétés contempler ce spectacle d’une beauté autochtone incertaine, j’ai compris que les papillons présentaient un risque.

Les oiseaux

Ce qui fonctionne bien, ce sont les colombes. Les oiseaux sont domptés par les éleveurs. Ainsi, on libère d’une cage les oiseaux qui s’envolent, dessinent quelques cercles au-dessus de nous et retournent à la ferme d’où ils viennent. Le problème avec les colombes, ce n’est pas l’animal ni le spectacle en tant que tel, mais le cultivateur qui vient souvent avec!

Après les animaux, le prochain article portera sur les enfants dans les mariages.

 

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