Pour le meilleur et pour le pire : les mariages extérieurs

Le 23 juin.
 

francoisJe comprends très bien les familles possédant un domaine à la campagne de vouloir en profiter pour recevoir. Cela dit, il faut un budget et le goût du risque. Écoutez cette petite histoire sortie tout droit de ma boîte à anecdotes

Il était une fois, un client rêveur : « François, j’ai un rêve : je veux me marier à la belle étoile sur le terrain du manoir Louis-Joseph Papineau à Montebello. » À la belle étoile : sans chapiteau. Oh! le beau risque! N’ayant pas de baguette magique pour chasser les nuages, nous prévoyâmes donc un plan A, B et C.

Le plan A, c’était ce bal magnifique qu’on prévoyait… à condition que la météo soit clémente. Le plan B impliquait de tout déménager – le mobilier, le décor, le bar, les cuisines, le staff – au château voisin (ok, c’était le Club de curling)… qui était à quelque 500 mètres. Pour ce faire, deux camions de déménagement attendaient dès la matinée, au cas où. Le plan C était de prendre le risque de commencer la réception et, en cas de pluie, de tout déménager en quatrième vitesse et de faire marcher les invités jusqu’à la salle de fortune.

À 11h AM, ce samedi-là, il faisait frais et gris. La météo était incertaine : 40% de probabilité de précipitations. Je devais prendre une décision qui pouvait amener des joies comme des déceptions énormes : décevoir le rêve du client et sauver la journée, ou prendre le risque et gâcher la réception?

Jeune et fou, je choisis le plan A.

Le ciel ne cessa de nous menacer toute la journée. Il fit frais. Équipés de quatre lampes chauffantes, nous en aurions eu besoin de douze. C’est d’ailleurs ce jour-là que j’inventai les châles à la disposition des invités : je trouvai du velours que je découpai afin de les distribuer aux plus frileux. (Depuis, AVOCADO offre toujours des châles aux invités durant les mariages extérieurs.) On n’eut pas à déménager d’urgence, mais il m’apparut comme par enchantement quelques cheveux gris sur les tempes

La soirée fut magique… mais je ne prendrais plus un tel stress. Pour le reste, les mariés vécurent heureux et payèrent la note avant de faire beaucoup d’enfants.

Tout couple rêve d’une journée ensoleillée pour son mariage, mais on ne peut malheureusement pas prévoir la météo des mois à l’avance, surtout au Québec. Et même le soleil ne comporte pas que des avantages! Le photographe, par exemple, doit composer avec une surexposition (et des grimaces crispées!), alors qu’une fine bruine rend la lumière magnifique.

Les coûts techniques ne sont pas à négliger : les chapiteaux sont électrifiés et ils coulent 9 fois sur 10. J’ai un malaise, voyez? À moins de payer le prix pour un chapiteau de qualité, je suis très réticent aux réceptions extérieures.

Mais vous rêvez tous et toutes d’un mariage féérique… Appelez-moi, je vais voir ce qu’on peut faire.

 

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