Pour le meilleur et pour le pire : les pièges du fashion.

Le 9 août.
 

francoisJ’ai vu, au mois de juillet en pleine canicule, une robe époustouflante avec une immense crinoline et la plus longue traîne. À l’intérieur de la robe, une quarantaine de rubans pouvaient se joindre afin de rétracter la traîne après la cérémonie. Pour réussir l’opération Stade Olympique, la mariée devait se mettre à quatre pattes et remonter la robe par-dessus son dos pour laisser sa mère et sa sœur attacher les rubans. Je suis arrivé dans la pièce durant cette fastidieuse opération : par terre, un tas de tissu tremblait et hurlait. Sous son immense robe, la mariée venait d’apprendre que sa mère l’avait attachée en jaloux. La traîne était inégale, il fallait recommencer. Disons qu’il a fallu une bouteille de champagne d’urgence pour réconcilier la mère et les filles…

Pour un look de mariage, la simplicité est un gage de succès – par exemple, la robe Marie Saint-Pierre pouvant se métamorphoser quatre fois, en un clin d’œil. Chic, de bon goût, confortable -. Car, bien que toutes les mariées à qui je tends la main devant l’église soient plus belles les unes que les autres, elles tombent souvent dans les « pièges du fashion ». Permettez-moi toutefois de me moquer gentiment de vous en vous révélant quelques vérités universelles.

 

  • Strapless + faux ongles = danse des canards

Faites semblant de remonter une robe ou un haut sans bretelles. Vos mains vont sous vos aisselles et… hop! les coudes vers le haut. C’est la danse des canards… Peu élégant, mesdames.

 

  • Les robes avec climatiseur intégré n’existent pas encore

Elle est belle dans la boutique au mois de février, la robe. En juillet, un jour de chaleur, facteur stress aidant, elle est chaude, lourde. Votre visage devient triste et fatigué, votre maquillage défraîchit. Le rêve de princesse se change en risible cauchemar. Un mariage est plus qu’un beau tableau! Ne pensez pas qu’aux photos, mais aussi à votre confort.

 

  • Les longs voiles ne doivent pas rester sans surveillance

Oui, c’est déjà arrivé. Oui, je l’ai vue, la mariée qui descend noblement l’allée sans se rendre compte que son voile s’accroche dans le tapis synthétique. Un pas de plus : sa tête est soudain attirée vers l’arrière. Elle comprend ce qui se passe. Tire sur le voile. Bruit de tissu qui déchire. Malaise. Les voiles longs ne doivent jamais rester sans supervision.

 

  • On ne s’improvise pas princesse à 3 heures de l’après-midi

Des faux ongles, ça embarrasse. Des sandales fines à talons, c’est douloureux. Une robe de quarante livres, c’est lourd. Ces attraits encombrent et les porter requiert de la pratique. Si vous n’occupez pas au quotidien le statut de princesse, vous risquez d’être bien peu élégante le jour de votre mariage.

 

  • « Je l’ai payée assez cher, je vais la porter toute la soirée! »

Erreur! Il faudra vous libérer de votre prison à un certain moment si vous voulez traverser la soirée. De toute façon, on sait ce qui va arriver : un verre de vin rouge sera renversé sur votre bustier, tout le monde va mettre du gâteau de noces dedans, un enfant un peu trop lourd va s’agripper à votre traîne, et les sprinklers du jardin vont partir à trois heures du matin. Au prix qu’elle a coûté, aussi bien la rentabiliser en la portant à votre prochain party d’Halloween. Prévoyez une petite robe et des chaussures plates, confortables, pour la soirée et la danse.

En outre, ne trahissez pas votre personnalité. Ce serait dommage que votre cousine vous demande : « Lili, c’est bien toi? »

Crédit photo : Blushing Bride Studio

 

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