Pour le meilleur ou pour le pire: les mariages l’hiver.

Le 4 septembre.
 

francois

Laissez-moi vous raconter une belle histoire…
Fut un temps où toute la famille – aussi nombreuse qu’elle put l’être – se réunissait pour les grandes célébrations. De tous les coins du Québec on se déplaçait pour retrouver nos aïeux et avec eux, partager nourriture, chansons et lumière. Noël, Jour de l’an et Épiphanie se succédaient ; le long trajet parcouru en train ou en calèche en valait la chandelle. C’était un bon temps pour prendre congé de la besogne quotidienne et se rassembler, pour chasser avec chaque bougie allumée le froid, la grisaille et la noirceur.
Et pour étirer ce plaisir jusqu’aux premières tulipes du printemps, à ce temps-là de l’année, les gens se mariaient. Le temps s’arrêtait et on fêtait, de célébration en célébration, la lumière et l’amour.

Je dois avouer que mes plus beaux souvenirs de mariage, je les puise dans ceux que j’ai créés l’hiver. Un mariage l’été est une notion ancrée dans notre imaginaire collectif ; déjà se dessine sous vos yeux l’image d’un jardin, à l’ombre d’un immense saule pleureur, d’un soleil éblouissant et de fleurs par millier. Certes il y a de quoi être enchanté et ravi, mais je voudrais aujourd’hui proposer d’embrasser notre nordicité et de faire la démonstration qu’un mariage l’hiver est tout aussi réalisable et à la hauteur de vos rêves les plus chers.

D’abord la fameuse question du « RSVP » est moins embêtante qu’à l’habitude, les convives sont davantage disponibles à célébrer lors des mois d’hiver. L’espace d’une journée, troquer le quotidien pour le bonheur de fêter l’union de proches est une idée séduisante pour tous même quand il fait froid.

C’est aussi un rendez-vous plus intime, puisque nous sommes enveloppés par le décor feutré du dehors. Imaginez un brunch en maison de campagne où craque dans la cheminée de grosses bûches bien rondes. Ou encore un jardin d’hiver, tel le jardin japonais calme et paisible du Jardin botanique. D’ailleurs, parlant botanique, les graminées tels l’ivraie, le blé et l‘avoine se prêtent fort bien au décor d’un mariage l’hiver. Une nature morte offrant des bouquets de fleurs de coton est tout aussi envisageable. On favorisera des matériaux bruts, la fourrure, la glace. Pourquoi ne pas s’inspirer de la thématique de la transparence, tout en cristal et en lumières.


Pour le repas on imagine très bien un menu où on sert le gibier, accompagné de vin rouge. Autrement, un pourrait être à l’honneur, avec tous ses arômes du terroir et son goût qui nous rappelle le Québec d’antan. La fête peut se poursuivre, arrosée de vodka, cela tient au chaud.

Et pour terminer avec l’épineuse question de la robe de mariée et de la séance photo, mesdames, enfiler le manteau de fourrure de votre chère grand-mère est des plus élégant. Une ombrelle choisie avec soin gardera intact votre coiffure tout le long de la séance et vous aurez le plaisir, une fois retournée en salle de réception, de regarder par la fenêtre la neige tomber.

Il n’est pas négligeable de noter, en terminant, qu’après ces épousailles, quel propice moment pour s’évader en lune de miel sous le soleil tout chaud des tropiques !

-
Pour voir une de nos réalisations d’un mariage l’hiver, cliquez .
Photographies d’un mariage l’hiver par Geneviève Sasseville et photographies de La Table est Mise par Maude Plante-Husaruk.

> Laisser un commentaire